Au bout de l'effort, la Roca Team remporte la Coupe de France !

Au bout de l'effort, la Roca Team remporte la Coupe de France !

Au bout du suspense, d’une finale irrespirable avec un finish à couper le souffle, la Roca Team a réalisé l’incroyable performance de l’emporter face au Mans (87-83), moins de 24 heures après être venu à bout du Barça lors du play-in d’Euroleague disputé hier à Gaston Médecin. Il a fallu puiser dans les réserves, dans les ressources et faire preuve d’un immense caractère. Ce groupe est définitivement spécial et vient garnir un peu plus son armoire à trophées avec un troisième titre cette saison. Avec comme point commun ? Les trois face au Mans. C’est fort, très fort !

LE MATCH

Finale de la Coupe de France, à Bercy l’Accor Arena nous y sommes ! 21h seulement après avoir terminé une bataille de tous les instants face au Barça à Gaston Médecin pour décrocher une place en playoffs, la Roca Team dispute ce match au coeur d’un calendrier qui n’a clairement aucun sens pour un scénario jamais vu dans l’histoire. Mais au bout, il y a un troisième trophée à aller chercher pour les hommes de Sergii Gladyr après la SuperCoupe et la Leaders Cup. Deux titres qui avaient déjà été remportés face au Mans, adversaire du soir. Jamais 2 sans 3 ? L’entraîneur monégasque peut compter sur le même groupe qu’hier. Seul Nikola Mirotic n’est pas sur la feuille de match mais a bien fait le voyage. Le cinq de départ asémiste est composé de Mike James, Matthew Strazel, Alpha Diallo, Jaron Blossomgame et Daniel Theis.

D’entrée de jeu, les Monégasques montrent qu’ils ne sont pas là pour faire de la figuration et comptent bien laisser la fatigue de côté autant qu’ils le peuvent. Il y a du beau jeu et des gros shoots de leaders comme Alpha Diallo ou encore Mike James. Quant à Matthew Strazel il joue juste et se montre très agressif vers le panier. Le Mans a aussi son mot à dire avec Hudgins, Thomas et Williams (9-7).

Les rebonds offensifs sont favorables aux deux équipes qui ont du mal à verrouiller ce secteur sur l’aspect défensif. La Roca Team prend 6 points d’avance sur deux lancers d’Alpha Diallo, mais les Manceaux s’appuient sur Williams qui provoque de nombreuses fautes pour lui aussi se distinguer sur la ligne des lancers (19-17). Cette possession d’avance est toujours là à la fin du premier quart-temps (21-19).

Ça se bat des deux côtés du terrain, avec de bonnes défenses, mais il y a beaucoup de loupés offensifs de la part des deux équipes. De la maladresse inhabituelle. En plus de trois minutes de jeu dans ce Q2, seul Elie Okobo a scoré pour l’ASM, et Williams pour Le Mans (23-21). Monaco peine à mettre ses systèmes en place et s’en remet à Mike James qui provoque une faute intelligente (25-21). Matthew Strazel se défait d’Hudgins et plante à deux points (27-21). Guillaume Vizade pose son temps-mort alors que ses joueurs ont 6 points de retard.

Le Mans ne met pas un shoot derrière l’arc avec un 0/8 dans ces 15 premières minutes de jeu. C’est Hudgins qui débloque ce compteur (27-24). Daniel Theis met un lancer sur deux, Hudgins fait parler son talent offensif malgré la défense de Terry Tarpey, et Matthew Strazel met ses trois lancers (31-26). L’homme fort de cette première période pour Le Mans Williams écope de sa troisième faute, Terry Tarpey met un lancer sur deux (32-26).

Matthew Strazel continue de faire parler sa science du basket et joue parfaitement le coup ligne de fond avec une feinte de tir pour derrière se lever tranquillement. Terry Tarpey donne 10 points d’avance à ses coéquipiers (36-26). Monaco défend très fort sur du un contre un, en atteste ce ballon volé par Elie Okobo et cette transition éclaire avec Alpha Diallo qui y va de son and one (41-29). Et ça continue avec Terry Tarpey qui est encore au contre. Elie Okobo et Matthew Strazel s’en donnent à coeur joie (45-29). Cette première période s’est soldée sur un terrible 17-3.

Au retour des vestiaires, Sergii Gladyr opte pour revenir sur le terrain avec Mike James, Matthew Strazel, Alpha Diallo, Jaron Blossomgame et Daniel Theis. Ce sont les Manceaux qui reviennent fort avec Hudgins, Thomas, Williams et un jeu collectif retrouvé. Sur un 9-0, ils reviennent sous la barre des 10 avec plus que 7 unités de retard (47-40). De l’autre côté du terrain, l’ASM ne joue pas bien les coups. Sergii Gladyr demande logiquement le temps-mort.

Le combat est de retour avec un duel digne de ce nom entre Yeguete et Daniel Theis. Thomas continue d’être très solide avec encore un panier en transition rapide (47-42). Au fil des minutes, tout est complètement relancé avec ce 13-2 en faveur des hommes de Guillaume Vizade en l’espace de 4 minutes. Matthew Strazel fait du bien sur un exploit individuel (49-42). Il est taille patron ce soir et fait sortir Grasshoff de ses gonds qui vient tête contre tête avec lui. Faute anti-sportive et deux lancers de plus mis par le meneur international français (51-42).

La dureté est au rendez-vous de cette finale. Juhann Begarin plante un trois points sur une belle lecture de jeu de Matthew Strazel encore lui (54-42). Sur un 7-0, Monaco se redonne de l’air pour reprendre 12 longueurs d’avance. Ce qui pousse Guillaume Vizade à stopper le jeu pour prendre un temps-mort.

Après 4 minutes difficiles, les Roca Boys ont réussi à retrouver leur rythme. Même si les Manceaux marquent avec Dufeal notamment, ils gardent ce matelas confortable avec un Alpha Diallo qui a décidé de prendre les choses en main en plantant 6 points coup sur coup (62-49). Kevarrius Hayes est lui aussi au rendez-vous de l’événement (64-49). Le Mans réalise une dernière minute folle de ce Q3 pour revenir à 7 points à l’aube des dix dernières minutes (64-57).

Dileo a la main bouillante et met un deuxième T3 consécutif. Ce qui valide un terrible 11-0 pour revenir à 4 points (64-60). Terry Tarpey met fin à ce run dans le corner droit derrière l’arc, avant que Juhann Begarin n’arrache tout sur son passage en transition (69-60). Ces 8 dernières minutes promettent d’être folles avec des Sarthois qui ne veulent pas abdiquer (69-65). Il y a beaucoup de rythme, et il va falloir faire preuve de lucidité pour les Asémistes, malgré la fatigue. Un step-back d’Hudgins ramène Le Mans à une toute petite unité (69-68). Le momentum a changé de camp, et ça monte en intensité à Bercy. Hudgins donne l’avantage au Mans pour la première fois dans cette partie et Sergii Gladyr est obligé de stopper le jeu (69-70).

Plus grand chose ne tourne rond du côté des Roca Boys, et Le Mans en profite encore avec Yeguete (69-72). C’est irrespirable, Matthew Strazel met deux lancers pour faire revenir sa troupe à un point, mais Yeguete est à la réponse (71-74). Et Mike James qu’on avait plus vu depuis un bout de temps régale avec un trois points monstrueux (74-74). Il reste trois minutes pour décider de ce vainqueur de la Coupe de France édition 2026.

On se rend coup pour coup. 76-76, 78-78, et on entre dans le money-time. Hudgins pour Le Mans est en train de mettre tous les points des siens dans ces moments chauds (78-80). Et qui dit moment clutch, dit Mike James. Sur la tête d’Hudgins il plante un trois points monstrueux alors qu’on entre dans la dernière minute (81-80). Williams se lève à son tour à mi-distance (81-82).

Alpha Diallo se fait toucher le bras quand il se lève pour shooter à trois points. Le meilleur défenseur de l’Euroleague ne tremble pas et fait 100% (84-82). C’est fou, c’est dingue ! Sur la remise en jeu après le temps-mort de Guillaume Vizade, Mike James est là pour chiper la balle et force Hudgins à concéder une touche. Quelle défense qui risque de sceller cette finale avec la balle pour l’ASM à 15 secondes du terme. Le capitaine asémiste ne tremble pas sur la ligne des lancers (86-82).

ILS ONT DIT

Matthew Strazel (meneur de la Roca Team) : « On est heureux de soulever ce trophée. Il y a 48 heures, on ne savait pas qu’il allait se passer tout ça. Maintenant on a encore des objectifs. J’espère que ça va nous donner de l’énergie pour les playoffs et la fin du championnat. Grand respect au Mans encore en finale contre nous, en nous malmenant dans les moments chauds, alors bravo à eux aussi. On a tout donné hier, tout aujourd’hui, et on repart lundi pour Athènes. Maintenant on doit bien se reposer. »

Juhann Begarin (ailier de la Roca Team) : « Quand on joue une finale, on sait avant tout que ce sera une bagarre. On était prêts, on a tout donné pour remporter ce trophée. Avec ce groupe, on a décidé de rester soudés, de tout donner et voir jusqu’où on peut aller. On sait qu’on a du talent et les armes pour réussir. Alors on veut le faire ensemble. On a encore d’autres trophées à aller chercher. »

LA FICHE TECHNIQUE

À Bercy, Accor Arena, l’AS Monaco bat Le Mans 87-83 (21-19, 24-10, 19-28, 23-26)

Monaco : 26 tirs sur 57 (7/21 à 3-pts), 28 LF sur 34, 37 rebonds (Theis 7), 17 passes décisives (Strazel 9), 6 interceptions, 14 balles perdues.

La marque : Diallo 21, Strazel 19, James 16, Begarin 8, Theis 7, Hayes 6, Tarpey 6, Okobo 6, Blossomgame, Nedovic.

Le Mans : 32 tirs sur 75 (7/23 à 3-pts), 12 LF sur 14, 37 rebonds (Thomas 12), 17 passes décisives (Williams 6), 9 interceptions, 10 balles perdues.

La marque : Hudgins 22, Thomas 18, Williams 14, Dileo 9, Dufeal 8, Berhanmeskel 8, Yeguete 4, Grasshoff, Bogues.