Yak Ouattara : "Une leçon qui doit nous servir pour la suite"
Yakuba Ouattara a récupéré le capitanat depuis le départ d’Adrien Moerman. Un nouveau rôle donc pour celui qui de base est plutôt un leader de par son exemplarité sur le terrain, et sa grinta. Le capitaine monégasque s’est exprimé sur ses responsabilités, mais aussi sur l’échec en Leaders Cup qui a fait mal aux têtes. Avant de se tourner pleinement vers le choc face au Barça vendredi.
Yak, d’abord depuis que tu as récupéré le capitanat, est-ce que tu estimes que ton rôle a changé ?
Je dirai que sur le terrain, non mon rôle n’a pas changé, je dois toujours apporter ce que je sais faire que ce soit en attaque ou en défense. Mais en termes de statut c’est certain qu’il y a eu un changement. Je force un peu ma nature, car je suis de nature discrète. J’essaye d’être un peu plus vocal et de plus communiquer avec les autres. Apporter du lien entre le coaching et les joueurs.
Quel regard as-tu sur le groupe ?
On a une équipe constituée de bons gars, humainement parlant. On s’entend tous très bien et on passe de supers moments. Et d’un point de vue sportif, il y a beaucoup de talent. Peut-être que même nous avons le groupe le plus talentueux de l’histoire du championnat de France.
Tu as su prendre ton mal en patience en début de saison. Travailler, et retrouver un rôle important sur le terrain. Quelle est la clé ?
La clé pour moi aura été la patience, jumelée à beaucoup de travail et une grosse détermination. Il a fallu que je sois concentré, et que je réponde présent quand j’avais une opportunité de montrer qu’on pouvait compter sur moi. Je pense que j’ai tout fait pour réussir à tirer le meilleur de moi avec ce que j’avais.
Cette défaite face à Bourg-en-Bresse, est-ce qu’elle a fait mal aux têtes ?
Cette défaite oui elle a fait du mal. Forcément elle a eu un impact, on ne va pas se le cacher. Ça a été assez dur pour nous puisqu’on se rendait à Saint-Chamond avec l’ambition de revenir avec un titre. Ça travaille dans les têtes et on y pense.
Comment l’expliques-tu ? Vous étiez prévenus après avoir perdu contre eux 5 jours auparavant…
C’est franchement dur à expliquer cette défaite. Pour ma part, je trouve qu’à aucun moment nous avons su stopper Bourg-en-Bresse et le rythme qu’ils ont imprégné. Notamment en attaque, ils ont déroulé leur basket. Nous n’avons pas été suffisamment agressifs pour casser leur plan de jeu et les mettre en difficulté. On a passé notre temps à courir après le ballon défensivement. Quand c’est comme ça, c’est très dur. Et même en attaque, nous n’avons pas produit notre meilleur basket avec beaucoup de mal à déployer du jeu collectif.
Estimes-tu qu’il faut changer quelque chose dans l’approche de ces matchs couperets ?
Clairement oui. C’est une leçon qui doit nous servir pour la suite. A nous d’en tirer les enseignements. Aussi talentueux que nous sommes, lors de ces matchs couperets on peut perdre contre n’importe qui. Nous n’avons de marge sur personne. Il faut avoir cette mentalité d’équipe qui a tout à prouver et qui en veut sur le terrain.
On voit que pour gagner des titres, ça passe avant tout par la défense. C’est ce qui vous a manqué ?
Comme je l’ai dit, c’est certain que si on veut gagner un titre, ça passera par la défense et pas autre chose. Contre n’importe quelle équipe, on ne peut rien espérer en partant sur des bases de 100 points encaissés. Si on arrive pas à stopper l’adversaire, ça devient forcément compliqué. Sur un cas de figure comme ça, on jette la pièce sur qui sera le plus efficace ce jour-là. Tandis qu’avec une défense solide, tu mets automatiquement plus de chance de ton côté.
Un déplacement périlleux arrive à Barcelone vendredi. Il faut vite passer à autre chose pour rester dans le peloton de tête en Euroleague. Sur quoi ça va se jouer face à eux et leurs points forts ?
Il y a un match périlleux qui arrive assez vite contre le Barça. Les jouer chez eux, on s’attend à du lourd. On se doit d’imprimer notre rythme défensif tout d’abord, et retrouver ce qui fait notre force. En attaque, on devra dérouler collectivement comme on sait le faire. C’est un facteur important pour moi. Et bien évidemment être consistant pendant 40 minutes. Face à des cadors, avec une telle qualité, on n'a pas le droit au relâchement.
